Les atrocités de la France coloniale à l’encontre du peuple algérien

Prise de la smala d’Abdelkader par le duc d’Aumale, toile d’Horace Vernet, 1843. Paris, musée du quai Branly

Le journaliste Jean Michel Apathie a comparé, sur le plateau de RTL, le massacre de centaines de villages par les soldats français en Algérie au XIXe siècle à celui d’Oradour-sur-Glane par les nazis en 1945. Voir vidéo :

Jean-Michel Apathie n’a fait que dire ce que les assassins ont écrit.

Voir ci-dessous les témoignages de St Arnaud et des autres officiers engagés dans la »civilisation »du peuple algérien « sauvage ».
De 1830 à 1871, sous cinq régimes différents, depuis la restauration jusqu’à la Troisième République, en passant par Louis-Philippe, la République et l’Empire, la bourgeoisie française va poursuivre la conquête de ce territoire à peine peuplé de cinq millions d’habitants.Quarante ans de combats, de meurtres et de pillages, quarante ans pendant lesquels, à chaque moment, telle région qu’on avait hier « pacifiée » se soulevait à nouveau et devait être « pacifiée » à nouveau, à coup de « razzia » et de massacres. Quarante ans pour cinq millions d’habitants !
Ce que fut cette guerre ? Une guerre atroce qui n’eut de la guerre que le nom, j’entend de la véritable guerre, celle que justifie Proudhon dans La Guerre et la Paix, c’est-à-dire un combat loyal entre adversaires de force équivalente. Ce ne fut pas une guerre, ce fut une « expédition coloniale », une expédition coloniale de quarante années. Une expédition coloniale ça ne se raconte pas, et on n’ose la décrire ; on laisse MM. les assassins la décrire eux-mêmes. Aperçu :
– Saint-Arnaud :« Nous resterons jusqu’à la fin de juin à nous battre dans la province d’Oran, et à y ruiner toutes les villes, toutes les possessions de l’émir. Partout, il trouvera l’armée française, la flamme à la main. » (Mai 1841.)« Mascara, ainsi que je l’ai déjà dit, a dû être une ville belle et importante. Brulée en partie et saccagée par le marechal Clauzel en 1855. »« Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Cherchell. Nous tirons peu de coup de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes. »
« On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. Des combats : peu ou pas. »
« Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés. » (Petite Kabylie, mai 1851.)
( Région de Miliana, juin 1842)« …
(Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, tome I, pages 141, 313, 325, 379,381, 390, 392, 1472, 474, 549, 556, tome II, pages 83, 331, 340)
– Bugeaud(1): « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Fumez-les à outrance comme des renards. »(Revue hebdomadaire, juillet 1911, article du général Derrécagaix. Orléansville, 11 juin 1845)

« Et ils tuèrent entièrement, par le tranchant de l’épée, tout ce qui était dans la ville, et homme et femme, et enfant et vieillard, les bœufs, les moutons et les ânes. »(Josué 6 :21)

Antoine Adolphe Dupuch, prêtre, reçut la bénédiction du pape Grégoire XVI et s’installa à Alger avec quatre prêtres auxiliaires. Les Lazaristes arrivent en 1835, puis ce sera le tour des Soeurs de Saint Joseph en juillet 1835, elles s’installent à Alger et Annaba. En mai 1841, Mgr Dupuch fait appel aux Soeurs de la Doctrine Chrétienne. Elles s’installèrent à Annaba, Constantine et Skikda. Mgr Dupuch voulait christianiser par toutes les méthodes possibles, notamment par la force et surtout par la corruption« .( P.Lesourd. L’œuvre civilisatrice des Pères Blancs. Edit.X. p.119. 1931)
(1) Cardinal Lavigerie : « Il faut relever ce peuple, il faut cesser de le parquer dans son Coran, comme on l’a fait trop longtemps, par tous les moyens possibles, il faut lui inspirer, dans ses enfants du moins, d’autres sentiments, d’autres principes, il faut que la France lui donne, je me trompe, lui laisse donner l’Evangile, ou qu’elle le chasse dans les déserts, loin du monde civilisé… Hors de là , tout sera un palliatif insuffisant et impuissant « . (C. Lavigerie : Lettre pastorale du 6 avril 1868). »

Cette lettre pastorale fait écho à la Bulle Romanus Pontifex du pape Nicolas V du 8 Janvier 1455 dont extrait :
“… pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel…”

Voici à ce que réfèrait la France « fille aînée de l’église » pour commettre ses crimes atroces à l’encontre du peuple algérien.
Les atrocités commises par la France coloniale à l’encontre des Algériens sont si nombreuses que je ne peux les citer toutes ici. Il faut se référer aux livres d’histoire et documents consacrés à la colonisation de l’Algérie.

L’histoire a rendu son jugement : les crimes de la France coloniale sont imprescriptibles et elle doit en assumer la responsabilité.

(1) Voir »maréchal Bugeaud, d’après sa correspondance intime et des documents inédits, 1784-1849. Tome 2 / par le Cte H. d’Ideville »:

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64796051.texteBrut

Lire aussi  » La colonisation de l’Algérie par la France une horreur biblique « :

https://dzmewordpress.wordpress.com/2018/02/25/la-colonisation-de-lalgerie-par-la-franceune-horreur-biblique/

Ahmed Miloud

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Infosworld

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer