La lutte du peuple algérien contre le colonialisme français(1830-1962)

La lutte du peuple algérien contre l’occupation française (1830-1962) fut une résistance continue, évoluant de soulèvements populaires (Abdelkader, Fatma N’Soumer, Ahmed Bey, Cheikh Bouamama , Cheikh Al Haddad, ect…) à une guerre de libération nationale structurée. Le FLN a déclenché l’insurrection le 1er novembre 1954, menant une guérilla victorieuse malgré une répression féroce, aboutissant à l’indépendance le 5 juillet 1962. 
Historique
• Résistance initiale (1830-1847) : La conquête fut marquée par des résistances acharnées, notamment celle de l’Émir Abdelkader dans l’Ouest et Ahmed Bey dans l’Est.

L’Émir Abdelkader (1808-1883)


• Résistance culturelle et politique (19e-20e siècle) : Malgré la « pacification », la population a préservé son identité, marquant son refus du système colonial par des pétitions et des révoltes locales.
• Tournant du 8 mai 1945 : Les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata ont convaincu le mouvement national de la nécessité de la lutte armée, abandonnant les voies pacifiques. Voir vidéo :


• Révolution du 1er Novembre 1954 : Le déclenchement de la guerre de libération par le FLN dans les Aurès et la Kabylie.
• Guerre d’indépendance (1954-1962) : Caractérisée par une guérilla, la bataille d’Alger (1957), et une diplomatie active menée par le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne).


• Accord de fin : Le 19 mars 1962, le cessez-le-feu est signé, suivi du référendum d’autodétermination. 

Cette lutte a coûté des sacrifices immenses, avec des centaines de millions de morts(plus de six millions selon l’historien Michel Habart, Histoire d’un parjure) pour libérer le pays après 132 ans d’occupation.

Ce livre est très bien documenté et écrit, assez objectif, et citant les paroles et déclarations des différentes personnalités politiques, économiques, administratives et militaires de l’occupation française en Algérie.
Il décrit les ruses et stratagèmes du gouvernement français pour tromper la vigilance et l’honneur des populations conquises et colonisées, en leur promettant tout un tas de chose s’ils se soumettent et se divisent entre eux et se rebellant contre leurs autorités. Puis, lorsque vient l’heure de l’accomplissement des promesses, les populations ne méritent que tortures, injures, mépris, massacrent, esclavagismes, peur, terreur et misères.
Avant l’arrivée des colons français, les terres algériennes étaient fertiles et productives, il existait de nombreux lettrés et savants (ce que bien d’autres témoignages et documents confirment sans l’ombre d’un doute), et de nombreuses personnes savaient lire et écrire(1). Mais en seulement quelques années, avec la domination française, le peuple algérien avait été laminé et divisé, le nombre de victimes directes ou indirectes (famines, épidémies, …) s’élevait à plusieurs millions (un génocide, en somme, car même si les sources varient quelque peu, bien plus de la moitié de la population algérienne a périe !). Tous les mensonges de la propagande française de l’époque sont décortiqués et réfutés par des documents historiques bien établis.
En inventant des mensonges et des prétextes (« mission civilisatrice », « libération », « justice », etc.) pour justifier leurs guerres sales, les résultats voulus étaient l’exact opposé : asservissement, domination, asservissement, exploitations, pillages et massacres de tout un peuple, s’ils refusaient de vivre en esclaves !
On remarque également que les mêmes prétextes et fausses promesses (malgré des différences de formes seulement) sont mises en oeuvre pour coloniser et mener des guerres en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs par les régimes américains, français, israéliens et britanniques !
Diviser pour mieux régner, mentir, inciter les populations à se désarmer et à leur faire confiance, pour mieux les asservir et les massacrer, sans opposer aucune résistance, et bafouant ainsi leur liberté et leur dignité.

Merci à l’auteur pour ce rappel, et avoir rétabli les tristes vérités de cette période tragique (et bien occultée par la politique actuelle, ainsi que par l’Education nationale française).
Même s’il n’est pas question de victimisation (s’apitoyer sur son sort), – comme le font certaines « communautés » (et touchant de nombreuses indemnités de façon malhonnête, par millions, en s’accaparant toute la souffrance du monde, alors que les victimes étaient leurs grands-parents et non eux, ainsi que les grands-parents d’africains et de tsiganes, qui eux ne touchent rien ni n’ont quelques lignes pour eux dans les livres d’histoire) -, il faut en faire un devoir de mémoire, afin de ne pas répéter les erreurs du passé, s’émanciper des liens de l’asservissement et de l’inculture, pour mieux comprendre le présent, et envisager ainsi un avenir meilleur et plus radieux, et d’avoir une pensée pour les nobles ancêtres qui ont donné leur vie pour conserver leur mémoire, leurs convictions, leurs valeurs, leurs familles et leurs terres.

(1) Voir vidéo de l’historien et cinéaste René Vautier:

Autre article sur le même sujet :

https://www.aps.dz/fr/algerie/actualite-nationale/mhep47y7-la-lutte-d-un-peuple-pour-reprendre-la-terre-spoliee-de-ses-ancetres

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