Blasphème à l’américaine

Donald Trump se prend pour le Christ

Mon grain de sel

La plupart des présidents des États-Unis se voient investis de la « divine providence » pour agresser les pays musulmans comme l’Irak, l’Afghanistan, la Somalie, la Libye et maintenant l’Iran.

Les croisades occidentales contre les pays musulmans, depuis les années 1990, on fait plus de quatre millions de morts, décompte fait par des institutions spécialisées jusqu’en 2015, la liste s’étant allongée depuis. J’ai dit « croisades » parce que les États-Unis se réfèrent à la Bible pour lancer leurs guerres contres les pays musulmans. « L’Amérique ne peut échouer. Elle a reçu de la divine providence la mission sacrée d’apporter au monde la liberté. »Ainsi parlait George Bush lors d’une tournée à Nashville (Tennessee) . Donald Trump aussi se prend aussi pour un être « investi par la divine providence » pour lancer sa guerre contre l’Iran.

Le président américain Donald Trump pose avec une Bible devant l’église épiscopale Saint-Jean après une conférence de presse dans la roseraie de la Maison Blanche à Washington, D.C., le lundi 1er juin 2020. Trump a promis une réponse ferme aux violentes manifestations qui secouent le pays avant de quitter la Maison Blanche pour visiter une église située de l’autre côté de la rue, endommagée par les incendies. Photographe : Shawn Thew/EPA/Bloomberg via Getty Images

Ahmed Miloud

Trump s’est présenté comme un président doté de pouvoirs quasi-christiques, trop ignorant pour comprendre qu’il s’était transformé en chef suprême des États-Unis et les États-Unis en une théocratie chrétienne.
Donald J. Trump est le 47e président des États-Unis ; il a auparavant occupé le poste de 45e président des États-Unis.
Je mentionne ce dernier point simplement pour souligner que ses actions durant son mandat actuel ne sont pas celles d’un novice, mais plutôt celles de quelqu’un qui a déjà occupé cette fonction et qui, à ce titre, devrait connaître tous les aspects des devoirs et responsabilités qui y sont attachés, en particulier ceux qui découlent des pouvoirs conférés à la fonction de président par la Constitution des États-Unis, à laquelle Trump a prêté serment d’allégeance à deux reprises.
Ce parcours doit être pris en compte pour évaluer la décision de Donald Trump de publier dimanche dernier une image de lui-même générée par une IA, le représentant comme un personnage christique, avec des allusions à la lumière divine et à la capacité de guérir les malades et les blessés par l’imposition des mains.
Le président a supprimé la publication moins de 24 heures plus tard, après avoir été la cible de critiques de la part de ses partisans chrétiens qui, jusqu’à cette publication, s’étaient fermement rangés dans le camp Trump-MAGA.

Mais même pour ses partisans les plus fanatiques, l’image de Trump comme figure christique était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
En supprimant la publication, Trump espère étouffer l’affaire, comme tant d’autres faux pas qu’il a commis au fil du temps.
Ce qui caractérise Donald Trump, c’est qu’il n’est jamais tenu responsable de ses actes, mais qu’on lui permet de présenter ces faux pas comme de simples plaisanteries, ignorant la psychose sous-jacente qui les motive et le narcissisme malin qui pousse un homme occupant la position la plus puissante au monde à chercher constamment à attirer l’attention sur lui-même, plutôt que sur le peuple, la nation et la Constitution qu’il est censé servir.
La publication par Trump de son image christique souligne également à quel point il ne comprend absolument pas le rôle de la foi et de la religion dans la fondation des États-Unis et dans la manière dont nous nous comportons collectivement en tant que nation.
Blasphème à l’américaine
Trump s’est présenté comme un président doté de pouvoirs quasi-christiques, trop ignorant pour comprendre qu’il s’était transformé en chef suprême des États-Unis et les États-Unis en une théocratie chrétienne.

Donald Trump comme Christ
Donald J. Trump est le 47e président des États-Unis ; il a auparavant occupé le poste de 45e président des États-Unis.
Je mentionne ce dernier point simplement pour souligner que ses actions durant son mandat actuel ne sont pas celles d’un novice, mais plutôt celles de quelqu’un qui a déjà occupé cette fonction et qui, à ce titre, devrait connaître tous les aspects des devoirs et responsabilités qui y sont attachés, en particulier ceux qui découlent des pouvoirs conférés à la fonction de président par la Constitution des États-Unis, à laquelle Trump a prêté serment d’allégeance à deux reprises.
Ce parcours doit être pris en compte pour évaluer la décision de Donald Trump de publier dimanche dernier une image de lui-même générée par une IA, le représentant comme un personnage christique, avec des allusions à la lumière divine et à la capacité de guérir les malades et les blessés par l’imposition des mains.
Le président a supprimé la publication moins de 24 heures plus tard, après avoir été la cible de critiques de la part de ses partisans chrétiens qui, jusqu’à cette publication, s’étaient fermement rangés dans le camp Trump-MAGA.
Mais même pour ses partisans les plus fanatiques, l’image de Trump comme figure christique était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
En supprimant la publication, Trump espère étouffer l’affaire, comme tant d’autres faux pas qu’il a commis au fil du temps.
Ce qui caractérise Donald Trump, c’est qu’il n’est jamais tenu responsable de ses actes, mais qu’on lui permet de présenter ces faux pas comme de simples plaisanteries, ignorant la psychose sous-jacente qui les motive et le narcissisme malin qui pousse un homme occupant la position la plus puissante au monde à chercher constamment à attirer l’attention sur lui-même, plutôt que sur le peuple, la nation et la Constitution qu’il est censé servir.


Un « mur entre l’Église et l’État ».
Le credo de Jefferson est devenu un principe philosophique fondamental en ce qui concerne la pratique religieuse aux États-Unis.
Les présidents peuvent pratiquer leur foi à titre individuel.
Mais les présidents ne peuvent pas promouvoir leur propre version de la religion au détriment de toutes les autres.
Et, puisqu’il ne peut y avoir de religion d’État officielle, les présidents ne peuvent pas se comporter comme s’ils étaient investis d’une signification religieuse propre.
À plusieurs reprises, Donald Trump a réuni des groupes pour discuter de divers sujets, et chaque réunion s’est terminée par un rassemblement des participants autour du président, posant leurs mains sur lui et priant, comme si Trump lui-même était l’intermédiaire entre l’homme sur Terre et Dieu.
Et maintenant, nous avons l’imagerie christique de Trump.
Donald Trump ignore tout de la religion.
Il ne possède aucune compréhension fondamentale des enseignements de Jésus, ni de l’Ancien Testament.
Il est d’une ignorance abyssale en ce qui concerne l’islam et le judaïsme, les autres religions monothéistes au même titre que le christianisme.
Et pourtant, il se moque ouvertement de l’islam et insulte le chef de l’Église catholique romaine, comme si lui, Donald Trump, était l’arbitre suprême de tout ce qui est religieux et fondé sur la foi.
Mais la réalité est que Donald Trump est une insulte vivante à la religion et à la foi, dont le comportement se moque ouvertement des communautés religieuses et des principes constitutionnels sur lesquels les États-Unis ont été fondés.

Les PDG touchent Trump pendant qu’ils prient

En s’associant, lui, président en exercice, au Christ, Trump a créé la notion d’une figure religieuse suprême – un chef suprême américain, pour ainsi dire, qui possède l’autorité et la tutelle absolues sur toutes les affaires publiques, y compris la gouvernance des États et toutes les affaires religieuses.
C’est précisément la notion de Velâyat-e Faqih, ou « la tutelle du juriste islamique », telle qu’elle est énoncée dans la Constitution iranienne et qui constitue le principe directeur fondamental de la République islamique d’Iran.
L’ironie de voir Donald Trump se présenter comme le chef suprême d’une entité théocratique américaine échappe à la plupart de ses partisans, y compris aux dirigeants chrétiens évangéliques qui se sont offusqués de son imagerie christique.
Mais cela n’échappe pas aux personnes de foi véritable, qu’elles résident aux États-Unis ou dans le monde entier, qui voient en Trump le « blasphémateur en chef ».

La présence de Donald Trump à la Maison Blanche bafoue les principes mêmes qui ont motivé les signataires de la Déclaration d’indépendance et guidé nos Pères fondateurs lors de l’élaboration de la Constitution, qui constitue le fondement de tout ce que représente cette nation.
Ces valeurs sont exactement à l’opposé de celles prônées par le dirigeant suprême Trump.
Nous sommes une nation qui a perdu le contact avec ses valeurs fondamentales, dirigée par un narcissique malveillant qui a instauré un culte de la personnalité menaçant l’Amérique entière et le monde entier.

Traduit de l’anglais par Ahmed Miloud

Source (en anglais):

https://scottritter.substack.com/p/blasphemy-american-style

Autre article sur le sujet :

https://reseauinternational.net/trump-et-le-diable/

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